Carnet de voyage

Qui veut aller loin ménage sa monture…

Mardi 22 septembre – semaine 3 – nous voilà maintenant à l’arrêt depuis 10 jours. Et oui, partir à l’aventure implique quelques imprévus et nous ne sommes pas passés à la trappe…

Dès le deuxième jour une bosse est apparue au niveau du passage de sangle d’Amoer. En bons randonneurs novices que nous sommes, nous avons pensé qu’il s’agissait d’une simple piqûre d’insecte. Nos vaillants canassons ont tous les deux tant bien que mal continué leur voyage sous le soleil breton.

Non loin de Dinan, au pont de Lessard, le destin a voulu que nous croisions les sabots de Rinaldi – notre ange gardien – en balade avec une autre cavalière, tous deux parcourant comme nous l’Equibreizh. Nous nous sommes tout de suite aperçus que Rinaldi était bien mieux équipé et expérimenté que nous en randonnée à cheval. Sa monture, Pont Aven, arborait un magnifique tapis de randonnée, une selle et des sacoches, le tout de la marque Guichard (LA référence en randonnée) dont l’harmonie, l’équilibre et la qualité ont fait baver Amoer et Brutus de jalousie. Oui, il faut le dire, notre barda ne tenait qu’à un fil.

Au fur et à mesure de nos échanges avec Rinaldi et surtout après qu’il ait regardé Amoer de plus près, nous avons appris de nombreuses choses dont la suivante nous obligeant à mettre Amoer et Brutus d’urgence au repos : les chevaux faisaient de la gonfle (l’équivalent d’une ampoule chez nous les deux pattes) au niveau du dos et de la sangle en raison des frottements. Nous nous sommes rendus à l’évidence, il fallait racheter presque tout le matériel et en priorité une selle, un tapis et une sangle adaptés à notre voyage.

10 jours de vacances pour Amoer et Brutus


Nous avons arrêté nos chevaux pour une nuit à l’écurie des Perrières à La-Ville-es-Nonais. Vanessa la propriétaire nous a accueilli tardivement et nous a offert des sandwichs. Le lundi soir, il peut s’avérer difficile de trouver de quoi se ravitailler ! Les chevaux ont pu se reposer une nuit en box pour repartir dès le lendemain en van au gîte étape Equibreizh du Pont-Prin chez Marie-Jo et Henri pour profiter d’une grande prairie. Les chevaux peuvent paître en compagnie de cochons, de poules et même de wallabys !

Ne croyez pas que nous chômons ! Amoer et Brutus ont pu depuis voir un maréchal-ferrant, une osthéopathe et une saddle-fitteuse pour repartir sur de bons pieds.


  • Une ferrure adaptée à la randonnée

Quand bien même l’Equibreizh est fait en grande majorité de chemins en herbe, après les kilomètres parcourus les fers étaient tellement usés que celui d’Amoer a cassé lorsque le maréchal ferrant est arrivé.

La maréchal ferrant, Ombeline, a fait un super travail sur nos deux compagnons et leur a mis des pointes en tungstène (sur les conseils de notre ami Rinaldi) afin que les fers ne s’usent moins vite.

  • Une séance d’ostéopathie et d’étirement

Place ensuite à Karine Beaufils, ostéopathe depuis 15 ans, qui a pu prendre soin de nos chevaux pendant plus de deux heures. L’ostéopathe soigne les chevaux lorsqu’ils sont raides, manquent de souplesse ou de symétrie. En principe un cheval doit voir un ostéo une fois par an minimum. Karine a tout de suite remarqué avec son œil professionnel que les selles ne correspondaient pas à Amoer et Brutus ce qui nous amène à la troisième personne que nous avons fait intervenir : une saddle-fitteuse.

  • Le saddle-fitting, une pratique surtout anglaise et allemande

Sur les conseils de Karine nous avons pris contact avec Claire, saddle-fitteuse sur la zone de Saint Malo. Le saddle fitting consiste à adapter une selle à un couple cheval / cavalier. Claire a donc étudié la morphologie et pris les mesures de chacun des chevaux tout en nous posant des questions pour analyser le problème.

Rinaldi, ainsi que le sellier Guichard nous avaient alerté sur l’importance des porte-sacoches sur une selle de randonnée afin que les sacoches ne soient surtout pas posées à même le dos du cheval et que leur poids soit réparti de manière égale. Brutus est un cheval rond avec une colonne vertébrale qui ressort un peu, il faudra donc faire attention à ce que la gouttière – partie de la selle qui libère la colonne vertébrale et les vertèbres du cheval – ne pince pas sa colonne vertébrale.

Pour Amoer, la situation est plus complexe car avec son garrot saillant il lui faut une selle bien particulière adaptée à sa morphologie, presque sur mesure.

A ce jour, nous avons pu trouver sur Le Bon Coin (et faire la connaissance de Brigitte et Loïc !) une selle Guichard Longue Distance taille L pour Brutus avec les fontes, les sacoches et le boudin adaptés. Nous sommes toujours à la recherche d’une selle qui corresponde à Amoer. La saddle-fitteuse doit nous en faire essayer une demain. Nous avons de plus commandé deux tapis PAD US PRO chez Guichard qui devraient arriver vendredi et espérons reprendre la route au plus vite. Affaire à suivre…


Kitkat

4 commentaires

  1. Merci , ça me touche ! ☺
    C’est un autre avantage de la randonnée à cheval , il m’a donné occasion de faire de magnifique rencontres , dont vous fait maintenant partie 🥰 . Et vous verrez , avec un aussi long voyage , vous allez en faire plein d’autres !

    1. Salut Rinaldi ! 😀
      Nous avons hâte d’arriver à Avranches !!!

  2. Vous me faites rêver les copains ! Bon courage pour cette aventure, je vous suis de près 🙂

    1. Chalut Laurane!
      Merci beaucoup 🙂 haha tu ne vois pas l’envers du décors, nous sommes toujours cloués au sol en attente la seconde selle d’Amoer alors que la tempête gronde dehors au dessus de la tente!
      Mais bon, à ce qu’il paraît ce qui ne tue pas rend plus fort 😀 Alors on croise les doigts des pieds et des mains pour repartir au plus vite !

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