Carnet de voyage

Ode à la Pologne

Aux battements des sabots sur un sol séché,
Balbutiements du jour, chétives lueurs astrales,
Parmi les bouleaux, harmonie basilicale,
S’en allaient deux silhouettes de cavaliers.

Par les hameaux aux églises pleines à craquer,
Depuis la Petite-Pologne et Cracovie,
jusqu’à la magnifique Petite-Lituanie,
Accueillis au sel et au pain par leurs aînés.

Pays des hommes à la foi inébranlable,
Sur eux simples étrangers, badauds d’un instant,
Épris de liberté, laissant le temps au temps,
Par milliers pleuvaient les sourires ineffables.

Valse des abeilles des magnifiques bouquets de fleurs,
De leurs blanches ailes les anges leur firent un manteau,
Guidant leurs pas là-bas, guidant leur galop.
Ô Zalipje, noble tempête de couleur…

À Varsovie, visitant Chopin et Curie,
Sigismond reçut leurs sincères salutations.
Bienveillance, ils traversent ta constellation.
Volent, virevoltent, feux-follets de Mazurie.

Aux battements des sabots sur un sol séché,
Vers les coupoles bleues semées d’étoiles d’or,
Soutenir des enfants de ce monde trésors,
S’en allaient deux silhouettes de cavaliers.